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Ne plus souffrir

Osez se voir tel qu'on est

Quand quelqu'un nous demande : Est-ce que vous souffrez ? On porte attention de manière très grossière sur notre corps physique et si nous ne ressentons pas de douleur physique, nous dirons que nous ne souffrons pas. Mais la douleur physique n'est qu'une des nombreuses formes que peut prendre la souffrance.

En effet, qui n'a jamais ressenti de la tristesse ? Qui n'a jamais ressenti de la colère ? Qui n'a jamais ressenti de la douleur physique ? Qui n'a jamais ressenti de la peur ? Qui n'a jamais ressenti de la jalousie ? Qui n'a jamais ressenti de la souffrance lors de la perte d'un être cher ? Qui n'a jamais ressenti de la souffrance lors de la perte d'une situation à laquelle on tenait beaucoup comme un travail par exemple ? Qui n'a jamais ressenti de souffrance parce qu'il a perdu un objet auquel il tenait, peu importe qu'on lui ait volé ou qu'il se soit cassé ?

 Bien sûr, il y a différents degrés de souffrance mais si on procède à une analyse profonde de ce sujet, on arrivera à la conclusion que nous souffrons une grande majorité du temps de notre existence physique sur cette planète. Vrai ou pas ?

 Maintenant une autre question. Est-ce que nous pouvons être, en même temps, en bonne santé et malade ? Etes-vous d'accord pour dire que si nous avons 100% de notre capital santé, nous ne sommes pas malades ? Sommes-nous d'accord pour dire que notre état "normal" est donc un état de "bonne santé" ?

 Pourquoi, quand il s'agit de l'Esprit, cela serait-il différent ? Si nous souffrons, c'est donc que nous sommes malade. Donc la souffrance est omniprésente mais n'est pas notre état normal.

Certains nient carrément la souffrance. D'autres personnes pensent que la souffrance fait partie de la vie et qu'il n'y a aucun moyen d'y échapper. C'est faux. C'est un mensonge. La souffrance est une maladie collective avec laquelle nous sommes tous nés.C'est comme si nous étions tous nés avec la grippe. Alors on considérait que notre état normal est d'avoir le nez qui coule, d'éternuer, de se moucher, d'avoir des tremblements.  Nous sentirions que ceci n'est pas agréable mais comme tout le monde serait dans le même état cela serait considéré comme "normal".

 Maintenant, si quelqu'un venait sur Terre pour dire que cela n'est pas normal, il serait considéré comme fou. Si lui-même pouvait se guérir de la grippe, et offrir une méthode pour se guérir, on ne le croirait pas. On considérerait qu'il est tout à fait normal d'avoir le nez qui coule puisque mes parents, mes amis, ont aussi le nez qui coule. Dès lors, on accepte la souffrance comme un état de fait donc il est impossible de se défaire définitivement. On croit que cette maladie est incurable mais malgré tout on cherche à couper cette souffrance coûte que coûte. Comme nous n'avons pas de solution miracle, nous cherchons désespérément la porte de sortie d'une maison obscure dans laquelle nous serions emprisonnés. Du coup, on se créé des palliatifs pour ne plus penser, pour couper momentanément cette souffrance.

 Quand la souffrance est trop grande, certains essaient d’assommer le mental avec de la drogue ou de l’alcool. D'autres cherchent le plaisir des sens comme les sports à sensation, la nourriture, le sexe .... D'autres encore se jettent corps et âme dans leur travail. Mais rien n'éradique la souffrance. Elle est juste évitée momentanément.

Nous devons passer du temps à explorer notre souffrance. Non pas la rechercher ou en créer de supplémentaires car je crois que nous avons tous suffisamment de matière première pour travailler avec. En revanche, il faut l'explorer pour enfin la reconnaître. Si vous la reconnaissez au plus profond de vous, vous allez générer une motivation profonde pour vous en libérer.

Nous sommes dans un tel état d'inconscience que nous reconnaissons la souffrance que quand elle se manifeste à des degrés extrêmes. Mais si nous regardons en conscience notre vie, nous réaliserons qu'elle n'est qu'une succession de souffrances. La souffrance n'est pas que la douleur physique. La souffrance n'est pas que des états de dépression, de tristesse profonde. La souffrance est aussi l'insatisfaction. Rien qu'au long d'une journée, comptez les fois où vous êtes contrariés, déçus, agités, incertains .... Tout cela est souffrance. Tout ce qui n'est pas calme parfait et bonheur profond est souffrance.

 Quand la souffrance se manifeste, il faut donc la regarder avec courage, l'accueillir. Oui je souffre.

Quand on regarde la souffrance avec plus d'attention, on la reconnait de manière plus subtile. Si on est capable de reconnaître l'immensité de sa présence, on reconnaîtra d'autant plus facilement qu'elle est présente chez les autres. Mais attention encore une fois, étudier la souffrance ne veut pas dire la rechercher. C'est juste accepter ce qui est. Ne pas se mentir à soi-même. Etre honnête. Etre lucide. Etre conscient. A partir de là, on peut commencer à changer et transformer sa vie POSITIVEMENT jusqu'à en faire un miracle.

à propos de Stéphane Cozzo

Thérapeute et neuroscientifique, c’est dès son plus jeune âge que Stéphane s’est mis en quête de plus de paix intérieure. Ayant été exposé à beaucoup de stress il était vital pour lui de trouver une solution à ses maux. Avec un esprit ouvert, il a parcouru le monde pour rencontrer toutes sortes de spiritualité avant de décider de poser ses bagages dans un monastère bouddhiste il y a quelques années. Les techniques qui lui ont été enseignées lui ont littéralement, dit-il, sauvé la vie.

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