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Pourquoi se créer un rituel de méditation ?

En tant qu’occidentaux, nous pouvons ressentir une grande défiance vis-à-vis des rituels que par exemple les bouddhistes peuvent suivre. Même un rituel de méditation peut nous sembler étrange.  Cela est sain et complètement compréhensible.

Comme toute chose, nous avons besoin de comprendre. Or, dans le bouddhisme tibétain ou d’autres traditions, les pratiquants récitent des mantras aux sonorités et au sens inconnus, font des gestes avec leurs mains qui n’ont aucun sens pour nous et utilisent un vocabulaire et un panthéon complètement étrangers à notre culture. Dès lors, difficile de s’y identifier.

Faut-il pour autant rejeter définitivement la notion du rituel dans nos vies et surtout dans la méditation ? 

SOMMAIRE

  • Qu'est-ce qu'un rituel et un rituel de méditation ? 
  • Rituel et neurosciences
  • Méditation Shiné
  • Mantra de Prise de Refuge
  • 3 conseils pour renforcer et améliorer la pratique de votre méditation

Avant de commencer j’aimerai clarifier un point, qu’on le veuille ou non, notre vie est truffée de rituels. Dès lors que vous enchaînez des gestes ordonnés et répétitifs, alors le rituel est lancé. Le rituel du matin, pour le plus connu par exemple. A quelle heure vous levez-vous ? Quels sont vos premiers gestes au réveil ? Que mangez-vous ? A quel moment vous faites votre toilette ? Les rituels n’appartiennent donc pas aux mystiques mais à tout un chacun.

Mais quels rôles ont-ils exactement ?

Le rôle des rituels d'un point de vue neuroscientifique

Comme toujours, je vais profiter de cet article pour apporter un éclairage scientifique du rituel et je vais commencer par vous raconter une anecdote qui m'est arrivée.

Comme vous le savez, ou peut-être pas, le chaos et les échecs cuisants que j’ai pu rencontrer dans ma vie m’ont obligé à chercher des solutions pour que ma vie cesse d’être un désastre. Si vous voulez connaître mon histoire je vous invite à consulter l’article référent ici.

Bref, compte tenu donc d’où je partais quand j’ai rencontré la méditation il m’a fallu beaucoup d’efforts pour redresser la direction que j’avais prise. Comme j’ai pu mesurer dès le début les effets incroyablement positifs que la méditation avait sur ma vie, j’ai rapidement compris que j’avais enfin découvert le moyen de redonner à ma vie l’éclat qu’elle méritait.

Savoir exploiter son temps pour méditer

Pendant près d’un an, j’ai donc profité de devoir passer près d’une heure tous les jours dans les embouteillages (Monaco est une destination idéale pour cela) pour pratiquer la méditation. Cela faisait déjà un an que je pratiquais et j’arrivais à entrer en état méditatif un peu partout. Plus besoin d’un coussin, d’une petite musique zen et d’un lieu au calme. J’arrivai à m’extraire de mon environnement et rentrer dans ma bulle sans que ni des pensées ou des émotions perturbatrices viennent m’extraire de mon calme intérieur.

Il m’était donc possible de méditer en voiture, les yeux mi-clos. Je maintenais juste le minimum d’attention extérieure pour maintenir un espace entre la voiture en face de moi et ma voiture. Etant donné que la voiture en face n’avançait que toutes les 5 minutes environ cela me laissait de belles plages.

Armé de mon mala dans la main droite, j’alternais donc méditation shiné et mantra de prise de refuge. 

Si vous voulez pratiquer un peu de méditation Shiné, regardez ma vidéo

J’ai donc fait ce rituel pendant près d’un an à raison de 5 fois par semaine en moyenne.

Les années ont passé. Je me suis mis à enseigner la méditation. J’ai créé mon centre de méditation.

Alors que je me croyais sorti d’affaire et que mes vieux programmes saboteurs étaient enterrés, j’ai commencé à me relâcher. Mais pas dans le sens du lâcher-prise. C’était plutôt de la négligence édulcorée de vanité. J’ai cru, et croyez bien que j’en ai tiré un bel enseignement, que j’avais atteint un point de non-retour et que je pouvais donc arrêter de méditer.

 J’ai effectivement surfé pendant environ 3 mois sur mes acquis et j’ai pu bénéficier d’une paix intérieure quasi inébranlable. Mais après ce bonus, ma vie a commencé à vaciller pour enfin dégringoler. A nouveau je recontactais la précarité à laquelle j’étais tant habitué.

L'effet yo-yo

Une nouvelle fois, je vivais un désert affectif et un désastre financier. Mon chaos intérieur s’était naturellement manifester à l’extérieur. Je me retrouvai donc assailli de pensées dévalorisantes, je me comparais, je me trouvais nul. Mon émotion favorite était la culpabilité (Je vous invite à lire mon article Pourquoi est-il si difficile de changer qui explique la dépendance à certaines émotions). Je sombrai dans mes vieilles dépendances qui consolidaient encore plus mon sentiment d’échec et de nullité.

Puis un jour, je suis amené à retourner à Monaco avec un ami. Je discutai tout en conduisant sans prêter garde à mon état émotionnel désastreux auquel je m’étais habitué (l’être humain à ce don terrible de pouvoir s’adapter à tout et surtout au pire sans que rien lui semble anormal). Je crois que je finissais même par aimer de manière maso cette souffrance que j’avais fait mienne. Au fond, je la connaissais bien, elle était familière pourquoi en sortir ?

Puis tout en discutant, je franchis la barrière de péage qui annonçait il y a quelques années le début des embouteillages. Et là, un phénomène complètement inattendu s’est déclenché. 


La mémoire du corps

Exactement à l’endroit où j’avais l’habitude de méditer dans la voiture, j’ai été envahi par un sentiment de paix intérieure profonde et de joie qui me remplissait le cœur. Au début je ne comprenais pas d'où venait ces bouffées de bonheur spontanées. Quelles en étaient les raisons ? Puis après quelques minutes et grâce à ma connaissance de la programmation neuro-linguistique que j'utilise dans mon programme bien-être pour retrouver la paix en 8 semaines j'ai compris mon corps s’était souvenu qu’à cet endroit on se sent bien. Je l'avais programmé. C'est ce qu'on appelle un ancrage de ressources. Cette technique est utilisée par les sportifs de haut niveau. C'est pour cela que vous voyez par exemple les joueurs de tennis toujours dérouler un programme de mêmes gestes (pour ceux qui connaissent Nadal l'alignement des bouteilles est une séquence de son programme ...) 

Et la c’est ce que je veux vous démontrer c’est que le bonheur est une question d'entraînement et d’état d’esprit car je pense, vous me l’accorderez, que des bouchons sur une autouroute ne sont pas en théorie le meilleur endroit pour se sentir en joie et en paix. 

Et pourtant ! Toutes ces années d'entraînement avaient programmé mon corps à se sentir serein et heureux.

Voila pourquoi j’aimerai vous offrir ce conseil précieux que j’ai acquis sur la base de mon expérience et de mon entrainement. 

Ce conseil va vous permettre de faciliter votre pratique de méditation si vous commencez et si vous méditez déjà vous savez très bien que la régularité est l'obstacle numéro 1. Grâce à l'instauration d'un rituel, vous allez renforcer votre pratique méditative. 

Mon conseil est donc de vous créer un rituel de méditation !

3 conseils pour se créer un rituel de méditation

Conseil numéro 1 : Le lieu

Souvenez-vous le corps se souvient. Il est donc fondamental de pouvoir méditer au même endroit, avec le même environnent visuel. Une fois que vous aurez défini un lieu dédié à votre méditation ne le changez plus. 

Conseil numéro 2 : Le moment

Et pour renforcer le phénomène d'ancrage méditer à heure régulière. Quand je dis régulière cela doit être extrêmement précis. 

Si vous décidez de méditer 2 fois par semaine par exemple, choisissez la même heure.  La matin peut être une bonne heure mais cela dépend des biorythmes donc ne vous l'imposez pas ! Choisissez l'heure à laquelle vous vous sentez le mieux. 

Conseil numéro 3 : Attention à votre état d'esprit !

Ce qui m'amène à une grande mise en garde vis-à-vis de la méditation surtout quand on est débutant. L'état d'esprit dans lequel vous êtes en début de méditation peut conditionner votre pratique. Je m'explique. 

Saviez-vous que les dernières pensées sur lesquelles vous allez vous endormir conditionnent tout votre sommeil ? 

Et bien il en est de même en méditation. Quand on débute, il est difficile voire impossible d'être conscients de toutes les pensées qui nous traversent.

Je distingue deux types de pensées ou activités mentales. Je les qualifierais de grossière et de subtils. 

Certains de vos schémas sont bruyants, et il est facile de les remarquer. Mais il y a des petites phrases qui sont comme des murmures. Celles-ci nécessitent de nombreuses années pour les déceler. 

Si vous abordez votre méditation dans un état d'émotion négatif et que vous n'arrivez pas à distinguer les murmures qui en sont la cause, mieux vaut arrêter. En tout cas attention de ne pas infuser de la négativité dans votre méditation. 

Une méditation amène à un état de mieux-être. Si ma méditation est abordée sur la base d'un état d'esprit crispé et compétitif qui veut absolument "méditer" l'effet contraire va se produire puisque que l'on va renforcer les mauvaises tendances de notre esprit. 

Donc soyez vigilant ! 

Conclusion

Je peux vous garantir que si vous mettez en place un rituel de méditation, cela va considérablement renforcer votre pratique et accélérer votre libération intérieure. L'effort nécessaire pour pratiquer va diminuer et il sera de plus en facile de méditer. 

Les bienfaits vont augmenter de manière exponentielle. Votre patience, votre intelligence, votre sagesse, votre générosité à vous même vont grandir et les maux de votre corps vont diminuer. 

Faites de la santé de votre esprit la priorité car il est responsable à 80% de votre bonheur !

à propos de Stéphane Cozzo

Thérapeute et neuroscientifique, c’est dès son plus jeune âge que Stéphane s’est mis en quête de plus de paix intérieure. Ayant été exposé à beaucoup de stress il était vital pour lui de trouver une solution à ses maux. Avec un esprit ouvert, il a parcouru le monde pour rencontrer toutes sortes de spiritualité avant de décider de poser ses bagages dans un monastère bouddhiste il y a quelques années. Les techniques qui lui ont été enseignées lui ont littéralement, dit-il, sauvé la vie.

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